£ Quand Dudulle rencontre Chuck £
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Une dépêche vient de nous arriver, relatant des événements sans commune mesure ! L'avenir du monde s'en trouve bouleversé ! Oyez oyez mes bonnes gens, la dernière turpitude de Dudulle.
Un matin au soleil brûlant, Dudulle travaillait le bronzage de ses écailles allongée sur un transat. Autant dire que ça ne sentait pas la rose, mais l'odeur est une caractéristique de la Dudulle en chaleur. Si ça sent le maquereau, c'est rouge. Si ça sent le thon, c'est vert (parce que le thon, c'est bon et la mouette, c'est chouette). Bref, Dudulle chantonnait d'une voix de crécelle à l'intention d'Orlando, habillé en soubrette, observait l'horizon d'un ½il vitreux, encore perturbé par les folles aventures nocturnes qu'il avait eut avec Nelson l'écureuil asthmatique du Chêne du voisin.
- Orlando, ne vois-tu rien venir ? Pas de Saumonette volante en vue ?
Orlando sursauta et manqua de tomber de la branche d'arbre sur laquelle il était perché. Il grommela en clignant des yeux, eut un sourire idiot et lui répondit de la même voix stupide et haute qu'il avait pris l'habitude d'utiliser en sa présence.
- Non, Ô reine des Merveilles, Instigatrices de la Beauté du Monde, toi que même le Seigneur idolâtre, rien. Je ne vois que le ciel qui rougeoie, les arbres qui verdoient et la pelouse qui ... qui cramois... non qui brûlois... Rien Princesse de Babylone, toi que Midas appelle sa muse à la jeunesse éternelle !
- Quelle conne ! Elle est encore en retard ! Je parie qu'elle a trouvé un Koala en peluche trop appétissant en cours de route et qu'elle batifole avec lui dans un fourré. A moins qu'elle ne soit allée tout droit et qu'elle soit actuellement en train de visiter le Taj Mahal ! Enfin, apporte moi un autre cocktail et masse moi les épaules, j'ai mal, juste là dit elle en lui indiquant l'omoplate, un sourire vicieux incrusté sur les traits.
Orlando quitta à regret son arbre, juste à l'instant ou Nelson revenait le voir... Et s'approcha de Dudulle, afin de la détendre un peu quand il y eut un grand bruit au fond du jardin. Dudulle et Orlando levèrent d'un commun accord, la tête juste pour voir se percer le mur et contempler le vol plané qu'effectua un corps, non identifié avant d'atterrir dans la piscine, où il entreprit de couler à grand renforts de gesticulations. Orlando n'écoutant que son courage, se dévêtit et se jeta à l'eau dans l'intention fort noble de sauver le malheureux. Dudulle derrière lui, rougissait joyeusement.
Il avait oublié un détail, il ne savait pas nager... Ainsi, il coula lui aussi dans sa pitoyable tentative de ressembler à David Charvet d'Alerte à Malibu. Une ombre sauta à leur rescousse et à la force d'un seul de ses bras, ramena les deux noyés sur la rive, commençant déjà à leur prodiguer les premiers soins médicaux, avec des gestes experts.
Dudulle ravie, quitta son transat pour observer de plus près la musculature parfaite de son mystérieux inconnu, voisin, si merveilleux et peut-être, digne d'elle –mais là, rien n'était encore sûr. Il choisit cet instant pour se tourner vers elle et lui montrer son visage. Reconnaissant Chuck Norris, le seul, l'unique, le génialissime, le sensationnel, l'exceptionnel, Wlaker Texas Ranger, elle défaillit.
Et se réveilla dans ses bras chauds et forts, ses lèvres contre les siennes, toute tremblante de ressentir ses émotions, elle qui depuis ses 16 ans, n'avait trouvé de meilleur compagnon qu'une brosse à dent...
C'est ainsi que, battant des cils, tentant une moue attendrissante, mordillant ses lèvres et fuyant son regard dans une pitoyable tentative de paraître attirante, elle commença l'opération Séduction Chuck Norris. Minaudage, caresses éphémères, tout y passa sans que Chuck ne paraisse réagir, frustrant et énervant la Dudulle, peu habituée à ce qu'on la néglige ainsi. Finalement, à cours d'idées, elle lui sauta tout bonnement dessus.
Et là, la surprise ! Chuck Norris l'embrassa avec toute la force et la passion que seul Chuck Norris peut posséder. Ils se marièrent, Dudulle lui fit changer son testament et le tua. Puis elle profita de sa fortune pour s'acheter une armée de brosses à dent électriques et des strings à fleurs de toutes les couleurs pour Orlando...
Fin
....
....
.... ?
.. Vous y avez cru ? Eh bien non, voici la véritable fin.
Chuck Norris la repoussa gracieusement, plongea ses yeux dans les siens. Elle se noyait dans la fraîcheur de son regard. Il lui embrassa la paume des mains et lui dit : Chuck Norris est trop bien pour toi.
Puis il partit et Dudulle resta là plantée à fixer le trou dans le mur jusqu'à ce que Chuck Norris expert en maçonnerie, ne le referme sans un clin d'½il pour elle.
- Orlando, ne vois-tu rien venir ?
- Si Reine des merveilles, toi que le diamant le plus pur ne saurait égaler, toi que le soleil ne pourrait dépasser, toi qui décide du jour et de la nuit d'un seul battement de cil, je vois venir une saumonette argentée à tire d'ailes !
- Bien, sors la batte de base ball veux-tu, j'ai besoin de me défouler.
Et la Fabrosaumonette bien attentionnée mais légèrement en retard, ne fit que peu de cas du royal déplaisir de son altesse. Depuis le temps, elle était habituée...
Fin (la vrai, la seule, l'unique...)
Orlando quand à lui, s'apercevant que le presque noyé traumatisé, était en fait Sylvaine, partit avec lui en gloussant comme un poulet en direction de la chambre à coucher...
Et maintenant, le moment que vous attendez tous, la leçon de morale, intellectuellement élevée.
Moralité : Dans ce monde, la beauté n'est pas tout et les blondes parfois, finissent par frapper leurs amies. Méfiez vous de l'eau qui dort, elle jaillit parfois en geyser...

